Ateliers

Les ateliers visent à permettre aux participants d'approfondir un thème particulier. Toutes les personnes qui s'inscrivent au congrès sont invitées à prendre part à ces ateliers, soit du début à la fin, soit pour une partie seulement.

Atelier 1 Politique canadienne et Administration publique : L’ère Harper et la dynamique régionale au Canada
Atelier 2 ACSP/AÉI-Canada – Relations internationales : La politique et les autochtones en relations internationales
Atelier 3 Droit et analyse de politiques : Des innovations dans les marchés du travail en Europe : l’intégration des politiques et de la gouvernance
Atelier 4 Politique locale et urbaine : Quelles sont nos connaissances sur les élections locales?
Atelier 5 Comportement politique/sociologie : Les sondages durant les élections : y a-t-il quelque chose qui cloche?
Atelier 6 Théorie politique : Zoopolis: A Political Theory of Animal Rights de Sue Donaldson et Will Kymlicka
Atelier 7 Politique provinciale et territoriale au Canada et au-delà : L’affirmation des provinces entre-t-elle dans une nouvelle ère? La politique des entités fédérées d’un point de vue comparatif
Atelier 8 Race, ethnicité, peuples autochtones et politique : Politique autochtone et politique d’antiracisme : tensions ou alliances?



Atelier 1 – Politique canadienne et Administration publique : L’ère Harper et la dynamique régionale au Canada
Organisatrice : Julie Simmons (University of Guelph)

Voir les séances A11a,A12a

Cet atelier en deux parties traite des effets du gouvernement Harper sur la dynamique régionale au Canada. On peut avancer que les lignes de faille sous-jacentes à une vision traditionnelle du régionalisme au Canada sont moins visibles aujourd’hui que par le passé : la Charte célèbre de nouvelles formes d’identité; les immigrants s’installent de préférence dans les villes, plutôt que dans des communautés rurales; dans une ère post-ALENA, les échanges commerciaux nord-sud, plutôt qu’est-ouest, prédominent dans chaque province; l’importance des occupations traditionnelles pour les économies de l’arrière-pays (par exemple, l’agriculture et la pêche) décline. Pourtant, la dynamique régionale ou les interventions dans un sens ou l’autre des voix régionales demeurent une constante de la politique au Canada. Lorsque Stephen Harper a été élu premier ministre la première fois, on s’est mis à imaginer (avec inquiétude pour certains, avec soulagement pour d’autres) qu’un homme politique associé au décentrisme, au Parti réformiste et à l’Alberta allait tourner le dos ou apporter des correctifs à la priorité traditionnellement accordée, du moins d’après les perceptions, par d’autres premiers ministres à l’économie et à la politique d’un Canada prétendument centralisateur. Cet atelier vise à déterminer si cela s’est produit dans les faits.

Dans la première partie de l’atelier, nous analyserons comment le gouvernement Harper a diminué, exacerbé ou de quelque autre manière changé les tensions régionales traditionnelles au Canada. Il ne s’agit pas de discuter de l’effet centralisateur ou décentralisateur des politiques de Harper sur la fédération ou de se demander si Harper a respecté les compétences provinciales dans son « fédéralisme d’ouverture ». Les communications pourraient comparer, par exemple, les réponses variées des régions aux politiques du gouvernement Harper sur l’assurance-emploi telles qu’exprimées par les gouvernements provinciaux ou des citoyens.

Dans la deuxième partie de l’atelier, nous nous demanderons comment de nouveaux acteurs régionaux ou des acteurs régionaux ayant (ré)émergé récemment sous la forme de partis politiques provinciaux au pouvoir (par ex., le Saskatchewan Party et le Parti Québécois) ou encore des groupes de réflexion régionaux (par ex., the Mowat Centre) influencent ou reflètent la dynamique régionale au Canada et/ou créent des problèmes de nature politique ou en matière de politiques auxquels le gouvernement est confronté. Les communications pourraient porter sur ce que la réponse ou l’absence de réponse du gouvernement central à ces voix indique au sujet de l’intensité des tensions régionales.

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Atelier 2 – ACSP/AÉI-Canada – Relations internationales : La politique et les autochtones en relations internationales
Organisateurs : Benjamin Muller (King’s University College, AÉI-Canada) / Scott Watson (University of Victoria, ACSP/ AÉI-Canada)

Voir les séances C11a,C12a,C14a,C15a

Pour un champ d’étude qui revendique les interactions entre des entités souveraines comme son principal sujet, la quasi-absence des recherches en relations internationales (RI) sur l’autodétermination des populations et nations autochtones est frappante. Empiriquement, la politique et les peuples autochtones semblent un terrain fertile pour les chercheurs en RI. Les peuples autochtones mobilisent souvent des gens qui vivent dans divers États et se tournent de plus en plus vers des réseaux et des organisations d’envergure internationale. En outre, un mécanisme fondamental dans les relations autochtone-colonisateur, à savoir le traité, est un concept clé dans le domaine des RI, mais il demeure sous-étudié. D’un point de vue théorique, le fait lui-même de négliger la politique et les autochtones dans le domaine des RI devrait être étudié plus à fond, tout comme le rôle des théories en RI au sujet de la marginalisation et de la colonisation des peuples autochtones.

Cet atelier s’attaque à ces absences dans le domaine des RI, les participants étant invités à mettre l’accent sur l’application des théories en RI aux relations entre les populations autochtones et les États colonisateurs, le combat pour les droits des peuples autochtones au niveau international et l’analyse critique des théories en RI sur la marginalisation des populations autochtones.


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Atelier 3 – Droit et analyse de politiques : Des innovations dans les marchés du travail en Europe : l’intégration des politiques et de la gouvernance
Organisatrice : Francesca Scala (Université Concordia)

Voir les séances D2a,D12c,D14a

Au cours de la dernière décennie, une bonne partie du débat entre universitaires sur la viabilité des normes sociales européennes et sur les performances économiques a porté surtout sur les politiques relatives au marché du travail. De nouvelles idées et d’autres paradigmes dans le domaine des politiques ont été proposés pour sauvegarder les droits sociaux et en matière d’emploi tout en améliorant la compétitivité économique par des investissements dans le savoir. On a également beaucoup écrit sur les approches de la gouvernance favorisant une meilleure élaboration de politiques.

Lorsque la crise a frappé l’Europe, de nombreux progrès (par ex., l’augmentation des taux d’emploi et la réduction des taux de chômage) avaient été réalisés tandis que d’autres problèmes et tensions (par ex., le risque persistant de pauvreté, la segmentation accrue du marché du travail et les inégalités) n’étaient pas encore résolus. L’Europe cherche encore en ce moment une sortie de crise; il y a donc tout lieu de relancer le dialogue entre les universitaires afin de mettre en lumière les grands défis des marchés du travail en Europe et les principaux problèmes auxquels il faut s’attaquer en vue de favoriser l’intégration de diverses mesures en matière de politiques et l’articulation des complexités de la gouvernance. D’un point de vue analytique, l’un des thèmes les plus prometteurs est celui du besoin d’une approche globale pour l’étude de l’intégration des mesures en matière de politiques et des outils de gouvernance. Des marchés du travail efficaces seraient le résultat d’un ensemble de décisions prises dans divers secteurs d’intervention et d’approches complexes quant à la gouvernance.

Cet atelier porte sur deux dimensions – les politiques et la gouvernance – des stratégies novatrices visant la création de marchés de travail plus efficaces et équitables par temps de crise. Les politiques à étudier peuvent être regroupées en trois grandes catégories : les politiques en matière d’emploi (dans tel ou tel contexte de politiques macro-économiques); les politiques d’aide sociale (protection sociale, pensions et régimes de maintien du revenu) et l’inclusion sociale (par ex., les prestations liées à l'exercice d'une activité); les politiques en matière d’éducation et de formation (visant à améliorer l’offre de main-d’œuvre et l’employabilité et à renforcer le lien entre l’éducation et le marché du travail).

L’atelier est structuré autour de quatre volets analytiques clés. Le premier a trait à une définition claire des problèmes et des lacunes du marché du travail (en termes de segmentation, de dualisation, d’une inégalité grandissante en ce qui concerne l’accès à l’éducation et à la formation, etc.). Le deuxième volet concerne l’analyse de l’intégration de politiques prometteuses et ce, d’un point de vue comparatif (les pays de l’UE par rapport au Canada). Le troisième volet porte sur l’articulation des modes de gouvernance (combinaison créative d’une gouvernance musclée et pondérée, innovation sociale, etc.). La quatrième est axée sur la lecture critique du paradigme proposé par l’UE en matière de politiques (particulièrement après la crise, par exemple par le biais du semestre européen, Europe 2020, etc.).


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Atelier 4 – Politique locale et urbaine : Quelles sont nos connaissances sur les élections locales?
Organisatrice : Laurence Bhérer (Université de Montréal)

Voir les séances E1,E2,E4,E5,E6a

Nous connaissons très peu le fonctionnement de la scène électorale locale par comparaison avec les études sur les échelons politiques supérieurs. Les rares recherches dans ce champ sont très souvent des études de cas (une seule élection dans une localité), ce qui ne permet pas de faire de généralisations permettant de mieux comprendre les facteurs qui influencent la scène électorale locale. Les raisons de ce désintérêt proviennent sans nul doute d’une croyance forte en science politique selon laquelle la politique locale est sans histoire. Or, d’un point de vue démocratique, il y a là un paradoxe alors que la majorité des élus d’un pays sont locaux et que les budgets totaux gérés par les gouvernements locaux sont considérables.

Il y a donc une urgence à développer ce champ d’analyse pour mieux connaître la démocratie locale. Nous pouvons en effet penser que la connaissance des facteurs qui influencent les élections locales améliorera directement notre compréhension des déterminants des politiques publiques urbaines, des mouvements sociaux urbains, de la participation des citoyens à l’échelle des quartiers, etc. Ce séminaire vise à determiner les enjeux propres aux élections locales : Comment expliquer la participation électorale locale? Comment fonctionne la mise en candidature à l’échelle locale? Comment les électeurs s’informent-ils sur la politique locale? Quelle est l’utilité des partis politiques locaux? Comment expliquer la faible compétition politique locale? Quelles sont les connaissances actuelles sur ces différents thèmes et quels sont les défis théoriques et méthodologiques touchant ces questions? Etc. Il y a cinquante ans, les travaux pionniers de Robert Dahl ou de Theodore Lowi ont démontré comment l’étude de la scène locale pouvait contribuer à traiter de grandes questions de la science politique, comme le pluralisme et le clientélisme. Dans la suite de travaux récents autant aux Etats-Unis, au Canada et en Europe, une question particulièrement importante est de savoir quelle(s) peuvent être les contributions de l’étude de la politique locale à la science politique. Quelles sont les spécificités des élections locales qui permettent de répondre à des enjeux plus difficiles à examiner aux autres paliers politiques. Bref, quels sont les avantages à étudier la scène électorale locale?

Colin Copus, de De Montfort University (R-U), un spécialiste de la politique locale et des partis politiques locaux, sera présent à titre de conferencier-invité de l’atelier (voir le site Web du professeur Copus : http://www.dmu.ac.uk/about-dmu/academicstaff/business-and-law/professor-colin-copus.aspx).


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Atelier 5 – Comportement politique/sociologie : Les sondages durant les élections : y a-t-il quelque chose qui cloche?
Organisatrice : Amanda Bittner (Memorial University)

Voir les séances F11a,F12a

Cet atelier porte sur les sondages au cours des élections au Canada et ailleurs dans le monde.

Au cours de plusieurs élections canadiennes qui ont eu lieu récemment, les sondeurs avaient prédit un résultat qui s’est avéré fort différent le jour des élections. Comme cela est arrivé à plus d’une occasion, on ne peut s’empêcher de poser la question de l’efficacité des sondages et de l’impact des données de sondage sur les résultats électoraux et de suggérer une réflexion et une discussion plus en profondeur là-dessus.

Est-ce la méthodologie qui pose problème? La technologie et les types de méthodes utilisées par des maisons de sondage de par le monde ont changé à plusieurs égards. Les entrevues ne sont plus menées uniquement face à face chez les gens, mais plutôt par téléphone – et ce, tant par des sondeurs au bout du fil qu’au moyen de systèmes automatisés; les panels sur Internet sont maintenant la norme au sein de ce secteur et, dans bon nombre de pays, des expériences ont également été effectuées à l’aide de de différentes méthodologies Web et d’échantillonnage Web, ce qui élargit l’éventail des sondages d’opinion et en change peut-être les résultats.

Cet atelier réunit praticiens et universitaires en vue de discuter de la question des sondages d’opinion. Qu’est-ce qui fonctionne? Qu’est-ce qui ne fonctionne pas? Comment interpréter les récentes « débâcles » en la matière? Quelles sont les étapes suivantes?

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Atelier 6 – Théorie politique : Zoopolis: A Political Theory of Animal Rights de Sue Donaldson et Will Kymlicka
Organisateurs : Katherine Fierlbeck (Dalhousie University) / Robert Nichols (University of Alberta) / Chloë Taylor (University of Alberta)

Voir les séances H1c,H2c,H4c,H5c,H7d

Dans leur livre récent, Zoopolis (Oxford 2011), la chef végétalienne Sue Donaldson et le titulaire de la Chaire du Canada en philosophie politique Will Kymlicka soutiennent que la défense des droits des animaux n’a pas réalisé de véritables progrès quant à l’éradication systématique de l’exploitation des animaux non humains parce qu’elle n’a pas fait reposer la libération des animaux sur des principes démocratiques et libéraux de justice. La défense des droits des animaux, avancent-ils, a souffert de son recours à un cadre basé sur l’assistanat, l’écologie ou les droits essentiels; rejetant les deux premières approches de l’éthique animale comme étant fondamentalement boiteuses, Donaldson et Kymlicka soutiennent que le cadre axé sur les droits essentiels utilisé dans la défense des droits des animaux est ordinairement limité aux droits universels et négatifs plutôt que positifs et relationnels. Donaldson et Kymlicka proposent, quant à eux, un nouveau cadre moral pour les droits des animaux, un cadre qui reconnaît les obligations positives et relationnelles envers les animaux non humains et s’inspire de cadres existants dans la pensée politique, notamment celui de la citoyenneté. Donaldson and Kymlicka avancent que les animaux non humains devraient se voir accorder, selon la nature de leurs relations avec les êtres humains, les droits et protections actuellement conférés aux humains dans des relations semblables ou être considérés comme appartenant à des catégories politiques existantes, comme celles de citoyens, habitants et résidents.

L’atelier – une initiative conjointe de l’Association canadienne de science politique et de l’Association canadienne de philosophie – réunit un groupe international de politologues et de philosophes spécialisés en politique afin de discuter du livre provocateur de Donaldson et Kymlicka.

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Atelier 7 – Politique provinciale et territoriale au Canada et au-delà : L’affirmation des provinces entre-t-elle dans une nouvelle ère? La politique des entités fédérées d’un point de vue comparatif
Organisateurs : Martin Papillon (Université d’Ottawa) / Jennifer Wallner (Université d’Ottawa)

Voir les séances J1a,J2a,J4

L’idée du « processus d’affirmation des provinces » (« province building » en anglais) a été popularisée en science politique canadienne dans les années 1980 pour rendre compte de ce qui, à l’époque, était perçue comme l’autonomie grandissante des gouvernements provinciaux, surtout en matière de politiques économiques. L’expression réfère de façon générale à un phénomène qui se renforce de lui-même, celui de gouvernements fédérés qui, au sein de fédérations, se servent de leurs capacités fiscales et de leurs champs de compétence pour créer leurs propres stratégies de développement et, au bout du compte, consolider leur cohésion interne en tant que communautés politiques distinctes ayant leur propre logique en matière de politiques publiques. En dépit de nombreuses critiques, le concept cerne bien un aspect important de l’économie politique et de la politique canadiennes. Il permet de comprendre l’autonomie provinciale et territoriale au-delà de l’axe centralisation-décentralisation traditionnellement utilisé dans les recherches sur le fédéralisme.

Si l’on se tourne maintenant vers les débats contemporains, on constate que, de nouveau, les analystes avancent qu’au Canada, comme dans plusieurs autres fédérations, les provinces sont dans un cycle d’affirmation plus important. Le désengagement fédéral, tant au niveau de la fiscalité que du contenu des politiques, ouvre potentiellement la porte à une nouvelle ère d’activisme provincial dans divers secteurs, allant des politiques en matière de fiscalité et de développement économique aux politiques de l’environnement et d’immigration. Les tendances économiques récentes, qui favorisent l’extraction des ressources naturelles, entraînent également un intérêt grandissant à l’égard de l’analyse des politiques provinciales en matière de développement. Dans quelle mesure et comment le rôle des gouvernements provinciaux et territoriaux est-il en train de changer dans ces divers secteurs d’intervention? Quels facteurs encouragent le substate building dans des fédérations? Est-ce un phénomène élitiste, comme le laissaient entendre les premiers écrits sur le concept, ou y a-t-il en jeu d’autres facteurs, institutionnels ou économiques, par exemple? Quel est le rôle du gouvernement fédéral dans ces changements? Et quels sont les effets du substate building sur, par exemple, les identités politiques, les systèmes politiques (et les réseaux de politiques publiques) ou la cohésion du régime de citoyenneté?

La fédération canadienne n’est pas la seule, bien sûr, à vivre des changements dans les rapports entre le gouvernement central et des entités infra-étatiques. Il y a pourtant très peu d’analyses comparatives portant sur la politique des entités infra-étatiques dans les fédérations. Quelles sont les dynamiques communes en jeu? Le concept de province ou de substate building (affirmation des provinces ou des entités infra-étatiques) cerne-t-il une tendance observée ailleurs? Enfin, la politique en matière de substate building est-elle fondamentalement différente dans des fédérations multinationales, où les nations minoritaires s’engagent aussi dans un mouvement d’édification de la nation?

Nous débattrons de ces questions et plusieurs autres dans le cadre d’un atelier d’une journée qui comprendra également une séance sur l’heure du midi portant sur les relations intergouvernementales. Des praticiens au service de divers gouvernements provinciaux viendront nous faire part de leurs perspectives sur les relations fédérales-provinciales dans un contexte d’affirmation des provinces.

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Atelier 8 – Race, ethnicité, peuples autochtones et politique : Politique autochtone et politique d’antiracisme : tensions ou alliances?
Organisateur : Sedef Arat Koç (Ryerson University)

Voir les séances L1a,L2a,L4a,L5a,L6a,L7a

L’article « Decolonizing Antiracism », corédigé en 2005 par Bonita Lawrence et Enakshi Dua, a déclenché un débat sur la relation entre l’antiracisme, la politique et les autochtones. La théorie antiraciste et la politique antiraciste, se demandent les auteures, intègrent-elles les expériences, les préoccupations et les points de vue des populations autochtones et, dans l’affirmative, dans quelle mesure? Bien que ce débat semble particulièrement important dans le contexte canadien, il est aussi pertinent pour d’autres sociétés coloniales. Cet atelier a pour objectif de poursuivre l’analyse et les discussions sur ce thème. Nous proposons un atelier d’une demi-journée comprenant une série de panels avec des commentateurs et peut-être une table ronde. Trois axes ont été retenus pour traiter du thème de cet atelier dans une perspective canadienne et/ou internationale :

1. Conceptuel et théorique : En termes de la relation entre l’État, la nation et la citoyenneté, quelles sont les différences et les similitudes entre les expériences de colonisation des populations autochtones et la racialisation des immigrants du tiers monde qui, dans bien des cas, viennent eux-mêmes de pays avec des histoires de colonisation? Quelle sont les liens entre la théorie et la politique de l’anticolonialisme, d’une part, et celles de l’antiracisme, d’autre part?

2. Historique : Quelle est l’histoire des relations entre les peuples autochtones et les divers groupes racialisés dans des lieux précis? Que révèlent ces histoires au sujet de la relation entre la nation, le peuple et l’État dans des contextes précis et des conjonctures particulières?

3. Politique et activisme contemporains : Y a-t-il actuellement des alliances entre des populations autochtones et certains groupes racialisés et/ou activistes antiracistes? Quelle est la nature de ces alliances, quelles sont leurs principes, idéologie et politique? Quels sont les contextes politiques nationaux et internationaux qui favorisent ces alliances? Comment ces alliances représentent-elles des tentatives de redéfinir la nation et l’État dans des contextes coloniaux et, de façon plus générale, la nature de la politique aux niveaux national et transnational.

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